3 juillet 2026
Cette lettre mensuelle accompagne la diffusion des données du marché automobile dont la PFA assure désormais la publication tous les mois. Elle vise à fournir un éclairage complémentaire aux chiffres fournis, et à diffuser des éléments d’actualité d’intérêt pour les entreprises de la filière automobile pour les aider à anticiper les tendances.
Au 1er semestre 2026, totalisant 857 166 immatriculations, le marché reste au niveau bas observé depuis 2020 : avec +2% par rapport à 2025, le marché recule de -27% par rapport au niveau d'avant crise (2019).
Avec 188 787 immatriculations, le mois de juin, à la faveur de deux jours ouvrables supplémentaires, affiche une progression de +11% par rapport à un mois de juin 2025 à un niveau particulièrement bas - c’est -18% par rapport à l’avant crise (2019). En données corrigées des jours ouvrable, c’est +1%, traduisant en réalité une certaine stabilité.
Du côté des véhicules utilitaires et industriels, les dynamiques sont plus contrastées :
Le marché des VUL (véhicules utilitaires légers de moins de 5,1 tonnes) enregistre un repli de -5% en juin avec 35 551 immatriculations (-13,5% en données corrigées des jours ouvrables), ce qui porte le cumul à 6 mois à 181 853 unités (-2%). Le marché des véhicules industriels (VI) affiche une progression de +12% en juin (+2% en données corrigées des jours ouvrables), stabilisant son cumul semestriel à 21 936 unités (-1%).
Les commandes (VP) poursuivent leur progression, avec une hausse de 13% en juin, soit +5% au cumul sur le 1er semestre 2026, par rapport au niveau très bas observé sur le premier semestre 2025.
A l’inverse, les commandes de VUL affichent un net recul de -6% après une forte hausse en mai 2026, soit une légère progression de +1% en cumul.
Avec une offre plus que jamais au rendez-vous, le 100% électrique, seul segment à bénéficier d’un fort soutien (aides à l'achat, obligation faite aux flottes àç s'électrifier) dans un marché global à la peine, affiche une part de marché de 28 % au 1er semestre. Les ventes progressent significativement de 63% sur la période.
Cette progression est particulièrement marquée en juin, avec 55 851 immatriculations, et une part de marché qui frôle les 30%.

Dans ce marché particulièrement bas au 1er semestre 2026, la concurrence très vive des nouveaux entrants se traduit par une pression sur les parts de marché des acteurs historiques : en juin, par exemple, Tesla, BYD et MG représentent à eux seuls plus de 10 000 immatriculations additionnelles à jours comparables.
Dans ce contexte, au 1er semestre, les marques chinoises représentent 5% du marché français : 6% du marché des véhicules 100% électriques, 9% des ventes d’hybride et plus de 22% des ventes d’hybrides rechargeables.

Sur cinq mois, les nouvelles immatriculations de voitures dans l'UE ont progressé de +4 %, témoignant d'un bon début d'année malgré un contexte économique marqué par les tensions géopolitiques.
Les véhicules hybrides (HEV / 38%) restent la motorisation privilégiée par les consommateurs, tandis que les véhicules 100% électriques ont représenté une immatriculation sur cinq. Parallèlement, les modèles hybrides rechargeables ont capté 10% du marché de l'UE.
Sur la période, la part de marché du 100% électrique atteint 20 %. Trois des quatre plus grands marchés de l'UE, qui représentaient ensemble 63 % de l'ensemble des immatriculations de voitures électriques à batterie, ont enregistré une forte croissance : l'Italie (+76 %), la France (+55%) et l'Allemagne (+41%). En revanche, la Belgique (+3%), où la part de marché était de 33% au 1er semestre 2025, a connu une croissance modeste par rapport à ces marchés.
Source : www.pfa-auto.fr