FAR-A-DAY développe une solution de batterie externe tractée pour véhicule électrique pensée pour lever l’un des freins majeurs de l’électromobilité sur longue distance : l’autonomie sur autoroute et le temps d’arrêt à la recharge. Le principe est simple : récupérer une batterie externe en station, la connecter au véhicule en quelques minutes, gagner jusqu’à 60 kWh, soit environ 300 km d’autonomie, puis la restituer plus loin sur le trajet. Pour les acteurs de l’automobile et des mobilités, cette approche ouvre une voie intéressante pour mieux adapter les véhicules électriques aux usages réels sans surdimensionner en permanence la batterie embarquée.
FAR-A-DAY part d’un constat clair : beaucoup d’usages quotidiens peuvent être couverts par des véhicules électriques à batterie modérée, mais les longs trajets restent plus contraignants. L’entreprise propose donc un service fondé sur un réseau de stations implantées le long des grands axes, avec réservation via application, prise en charge rapide et restitution à la sortie de l’autoroute. Le site annonce une ouverture du service en 2027. Pour la filière automobile, cette logique peut contribuer à rendre plus crédible un modèle où les véhicules restent sobres au quotidien tout en gagnant en polyvalence lors des trajets exceptionnels.
Le site met en avant plusieurs bénéfices : +300 km en 2 minutes, un prix fixe et transparent, une gestion via application et une promesse de mobilité électrique plus simple sur autoroute. FAR-A-DAY défend aussi une logique de sobriété : limiter le recours à des batteries géantes embarquées, réduire l’usage de matières premières et stabiliser le réseau électrique. Pour l’automobile et les mobilités, ce positionnement est intéressant car il relie directement innovation d’usage, accessibilité économique et déploiement plus soutenable du véhicule électrique.
FAR-A-DAY indique que sa technologie a été testée sur plus de 200 000 km avec Stellantis et Renault. L’entreprise précise également avoir développé une solution brevetée permettant notamment la marche arrière avec la batterie tractée. Dans sa FAQ, elle présente une compatibilité avec plusieurs citadines électriques comme la Zoé, l’e-208, la BMW i3 ou la Nissan Leaf, ainsi qu’avec certains utilitaires légers comme Master, Jumper ou Partner. Pour les industriels et acteurs de la mobilité, cette capacité à adresser à la fois le véhicule particulier et certains usages utilitaires renforce l’intérêt de la solution.
FAR-A-DAY met en avant une équipe fondatrice issue de l’automobile, de la mobilité électrique et de l’innovation industrielle. Son CEO Arthur Darde a notamment cofondé Otoqi puis Bump, tandis que Jean-Baptiste Segard a travaillé sur EP Tender, autre projet lié à l’extension d’autonomie, et qu’Arnaud Villeneuve a occupé des responsabilités techniques chez GKN Driveline et Renault sur les systèmes électrifiés. Pour l’écosystème NextMove, cela positionne FAR-A-DAY comme un membre à suivre sur les sujets de nouveaux usages de la recharge, d’architecture véhicule et de déploiement de solutions électromobiles plus adaptées aux trajets réels.